dimanche 17 avril 2016

Le porc




« Presque universellement, le porc symbolise la goinfrerie, la voracité : il dévore et engouffre tout ce qui se présente. [...] Le porc est très généralement le symboles des tendances obscures, sous toutes leurs formes de l'ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l'égoïsme. Car, écrit saint Clément d'Alexandrie citant Héraclite : le porc prend son plaisir dans la fange et le fumier. C'est la raison d'ordre spirituel de l'interdiction de la viande de porc, notamment dans l'Islam. [...] »

~ Jean Chevalier & Alain Gheerbrant - Dictionnaire des Symboles

lundi 11 avril 2016

Les déséquilibres sexuels




Les déséquilibres sexuels, si fréquemment observés aujourd'hui dans nos univers de métal, de verre et de béton, ne sont peut-être, après tout, qu'une maladroite tentative de revanche des corps marqués par cette profonde rupture qui s'est consommée en moins d'une génération entre l'homme et la nature, et brusquement amputés de leur environnement naturel et culturel. Car si l'homme se crée des environnements nouveaux entièrement artificiels, ceux-ci le marquent à leur tour. L'environnement n'est pas neutre : support de notre existence, il doit rester le cordon ombilical qui nous lie à cette nature dont nous sommes et qui nous porte. L'oublier serait s'exposer aux plus graves périls. Entre l'ordinateur et le marronnier, s'il fallait choisir, c'est le marronnier qu'il faudrait garder. 


~ Jean-Marie Pelt - Les langages secrets de la nature

lundi 14 mars 2016

L'art de donner


« [...] l’art de donner est le principal arcane du Grand Œuvre. Le secret de cet art consiste dans le désintéressement absolu, dans la pureté parfaite de l’âme de l’acte, c’est-à-dire de l’intention, dans l’absence complète de tout espoir de retour, d’un payement quelconque, fût-il dans l’autre monde. Il faut que votre acte ne ressemble en rien à un échange de bons procédés. Il est, par conséquent, plus parfait, plus pur de donner à ce qui paraît inférieur ou faible qu’à l’égal ou au plus fort. Au point de vue ésotérique, il est mieux de donner à une espèce qui est loin de la vôtre qu’à votre semblable. C’est pourquoi l’attraction de l’antipode, le goût de l’exotique, la zoophilie et l’étude amoureuse de la nature sont autant d’indices de dispositions ésotériques. [...] Il est actuellement impossible de faire du bien à l’humanité sans aucune arrière-pensée utilitaire. La charité vis-à-vis du semblable est un devoir, un acte de précaution ou de haute prévoyance. Il peut difficilement contenir quelque chose fait « uniquement pour Dieu ». Le sentimentalisme laisse toujours une tache égoïste sur tout ce qu’on fait en son nom, ne serait-ce qu’en se parant de beaux motifs pour des actes fort simples. [...] Le bien que l’on fait à un animal nous rapproche davantage de Dieu, car l’égoïsme y trouve moins son compte, au moins en des cas ordinaires. Le déplacement mental est plus grand, la conquête dans l’âme universelle est plus lointaine. Vous vous attachez aux êtres humains, ceux-là s’attachent à vous pour toutes sortes de raisons pratiques. L’attachement entre un animal et un être humain est d’ordre supérieur. »

~ Ivan Aguéli - L'universalité en l'Islam

dimanche 13 mars 2016

La pauvereté



 

« Pour les religions, la norme « économique » est expressément la pauvreté, dont les Fondateurs ont d'ailleurs toujours donné l'exemple, — il s'agit d'une pauvreté qui se tient près de la nature, et non d'un dénuement rendu inintelligible et enlaidi par les servitudes d'un monde artificiel et irréligieux, — tandis que la richesse est tolérée, puisqu'elle est un droit naturel et qu'elle n'empêche ni le détachement ni la sobriété, — mais elle n'est pas l'idéal comme c'est pratiquement le cas dans le monde moderne. »

~ Frithjof Schuon, Castes et races

jeudi 11 février 2016

لا تسكن إلى أحد من الخلق


لا تسكن إلى أحد من الخلق، ولا تستأنس به، ولا تُطلع أحداً على ما أنت فيه، بل يكون أنسك بالله عزَّ وجلَّ، وسكونك إليه وشكواك منه وإليه لا ترى ثانياً، فإنه ليس لأحد ضر ونفع، ولا جلب ولا دفع، ولا عزَّ ولا ذل، ولا رفع ولا خفض، الأشياء كلها خلق الله عزَّ وجلَّ وبيد الله عزَّ وجلَّ، لا مقدم لما أخر، ولا مؤخر لما قدم


~ عبد القادر الجيلاني

jeudi 5 novembre 2015

Pas de valeur humaine autonome


[...] De même, dans l'ordre individuel, tout homme est essentiellement 'abd Allah, esclave de Dieu. Par conséquent, pas de valeur humaine autonome. Un humanisme coupé de l'infini, privé de la dimension spirituelle est inconcevable dans l'islam ; il risquerait de mener à une divinisation de l'homme. Or, dit le Coran "il n'est rien de divin si ce n'est Dieu". C'est la profession de foi même, le credo de l'islam. [...] Mais la formule qui marque la soumission de l'homme fonde en même temps sa dignité. L'homme est le vicaire de Dieu ; par là; il est investi d'une mission sur terre. En quoi consiste cette mission ? En un témoignage vivant de l'unité de Dieu, répond l'islam.

~ Najm oud-Dine Bammate - Article "Destin de l'homme musulman"

dimanche 1 novembre 2015

L'homme et la femme pour Evola



On ne peut pas plus se demander si la "femme" est supérieure ou inférieure à l’ "homme" que se demander si l’eau est supérieure ou inférieure au feu. Pour chacun des sexes, le critère de mesure ne peut donc être fourni par le sexe opposé, mais seulement par l’ "idée" du sexe auquel on appartient. En d’autres termes, c’est établir la supériorité ou l’infériorité d’une femme donnée en fonction de sa plus ou moins grande proximité de la typicité féminine, de la femme pure ou absolue ; et la même chose vaut pour l’homme.

~ Julius Evola, Métaphysique du Sexe